Le point commun entre l’Allemagne et la Corée du sud? …No 1 en emplois verts!

copyright-drapeaux du monde.netLa Corée du Sud (47 millions d’habitant, soit environ 20 millions de moins que la France) a annoncé un new deal vert de 38 milliards de dollars devant permettre la création de 960 000 emplois à travers un programme de 36 projets pour les 4 ans à venir. Il est intéressant de noter qu’en 2006, soit avant la crise, Jacque Attali, économiste et écrivain  français a dans son livre « une brève histoire de l’avenir »  prédit  que la Corée du Sud serait amené a joué un grand rôle dans la nouvelle configuration du monde et ce grâce à ses forts investissement financiers et humains en innovation. La Corée du Sud ambitionne d’être dans les 5 nations leader en technologie verte d’ici 2020. Les projets principaux prévus dans les 4 ans à venir sont dans l’immobilier, l’industrie automobile, les infrastructures ferroviaires et cyclables, l’eau et la forêt. L’ancien petit dragon asiatique serait-il en passe de devenir une vitrine du monde vert vers lequel nous rêvons tous (ou presque) de tendre ?

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L’Allemagne quant à elle a depuis plusieurs années déjà permis la création d’emplois verts. D’après Terra Eco, près de 140 000 emplois dans le BTP vert ont été crées en Allemagne entre 2001 et 2006. Ceux-ci ont pu voir le jour grâce aux 3.9 milliards de subventions, qui ont stimulé 11 milliards d’euros d’investissements privés. Une autre des grandes forces de l’Allemagne c’est qu’elle a depuis longtemps également misé sur les métiers, dit peu qualifiés. D’ailleurs je ne pense pas que « peu qualifié » soit le bon terme. Il s’agit de formations menant à des métiers qui ne nécessitent pas de passer par la case « université » et « baccalauréat ».  L’eco-construction par exemple est très consommatrice d’emploi « peu qualifié » et c’est souvent la particularité des emplois verts. L’Allemagne montre des signes très positifs quant à sa capacité à continué sa révolution verte.

A l’inverse la France a toujours quelque peu méprisé l’enseignement technique. D’après Eloi Laurent,  de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE),  « on constate, par exemple, que le personnel capable manque cruellement dans l’éco construction. Le Grenelle de l’environnement prévoit d’y consacrer plus de 200 milliards, mais rien pour la formation. » Bref il semble que la France soit en train de passer à côté de ce gisement d’emplois. Jean-Louis Borloo, Ministre de l’Ecologie et du développement durable,  estime la création  500 000 emplois verts pour la période 2009-2020. Faudra t-il faire venir ses compétences de l’étranger ?

Et vous, pensez-vous que la France ne fait pas assez d’effort pour former des talents en éco conception. Avez-vous des solutions à proposer ?

La législation REACH et son impact sur certains métiers

copyright abv-environment.euREACH : Qu’est ce que c’est ?

Il s’agit d’une règlementation européenne qui a pour objectif d’offrir au public une meilleure protection vis-à-vis des substances chimiques intentionnellement produites. Selon plusieurs organisions ou associations de défense de l’environnement telle que Greenpeace « il s’agit probablement de la réglementation la plus ambitieuse et la plus importante de ces 20 dernières années.  La nouvelle réglementation REACH (enRegistrement, Evaluation, Autorisation des substances Chimiques) changera en profondeur la manière dont les substances chimiques sont gérées ».

Le but est d’améliorer la protection de la santé humaine et de l’environnement, tout en maintenant la compétitivité et en renforçant l’esprit d’innovation de l’industrie chimique européenne. Une Agence Européenne (ECHA) basée à Helsinki est en charge des aspects techniques et administratifs liés au fonctionnement du dispositif.

Trois statuts devant rendre des comptes à cette agence européenne ont été définis : l’importateur, l’utilisateur en aval et le fabricant.

 Quel est l’impact pour les entreprises ? Ce n’est pas seulement les fabricants de produits chimiques qui sont impactés mais aussi les entreprises qui utilisent ou achètent des produits chimiques.  Par conséquent les métiers touchés sont les métiers liés à l’ingénierie chimique, mais aussi à l’hygiène et la sécurité et aussi aux achats. D’ailleurs si on va sur les sites web de recrutement, on constate que de nombreux postes requièrent une expérience dans la mise en application de REACH. Par exemple un programme procurement manager dans le domaine de l’aéronautique, un adjoint aux affaires règlementaires ou encore un ingénieur Hygiène et Sécurité (HSE). Les secteurs concernés sont autant la chimie, que l’aéronautique ou les biotechs mais aussi le parfum ou encore le matériel de bricolage qui achète de la peinture.

Si vous souhaitez savoir si votre entreprise ou votre métier peut être concerné par la législation REACH, je vous conseille de consulter le help desk mis en place par le service nationale d’assistance règlementaire.

Au vu des descriptifs de postes et surtout des qualifications requises, à savoir « une expérience dans la mise en application REACH », je m’interroge : En effet la législation est nouvelle, difficile d’avoir déjà une expérience prouvée et reconnue. Si votre entreprise est concernée par cette nouvelle règlementation,  comment a-t-elle cherché (ou pas) à acquérir cette nouvelle compétence ?

Connaissez-vous le Pacte Mondial (Global Compact)?

copyright verdura.frLe pacte mondial (ou global compact en anglais) est une initiative émanant des Nations Unis lancée en 2000. Il s’agit d’un pacte par lequel des entreprises « s’engagent à aligner leurs opérations et leurs stratégies sur dix principes universellement acceptés touchant les droits de l’homme, les normes du travail, l’environnement et la lutte contre la corruption. Le Pacte mondial, principale initiative mondiale d’entreprises citoyennes – qui regroupe des milliers de participants répartis dans plus de 100 pays –, a pour objectif premier de promouvoir la légitimité sociale des entreprises et des marchés. Adhérer au Pacte Mondial c’est partager la conviction que des pratiques commerciales fondées sur un certain nombre de principes universellement reconnus contribueront à l’émergence d’un marché mondial plus stable, plus équitable et plus ouvert et de sociétés prospères et dynamiques. »

Les 10 principes sont les suivants :

Droits de l’homme

1. Les entreprises sont invitées à promouvoir et à respecter la protection du droit international relatif aux droits de l’Homme dans leur sphère d’influence ; et

 2. A veiller à ce que leurs propres compagnies ne se rendent pas complices de violations des droits de l’Homme.

 

 Droit du travail

3. Les entreprises sont invitées à respecter la liberté d’association et à reconnaître le droit de négociation collective ;

 4. L’élimination de toutes les formes de travail forcé ou obligatoire ;

 5. L’abolition effective du travail des enfants ; et

 6. L’élimination de la discrimination en matière d’emploi et de profession.

 

Environnement

7. Les entreprises sont invitées à appliquer l’approche de précaution face aux problèmes touchant l’environnement ;

8. A entreprendre des initiatives tendant à promouvoir une plus grande responsabilité en matière d’environnement ; et

9. A favoriser la mise au point et la diffusion de technologies respectueuses de l’environnement.

 

 Lutte contre la corruption

10. Les entreprises sont invitées à agir contre la corruption sous toutes ses formes, y compris l’extorsion de fonds et les pots-de-vin.

 

Aujourd’hui plus de 5000 entreprises de toutes tailles réparties sur 135 pays adhèrent au Pacte Mondial. Le rapport publié indique le réseau ne cesse de s’agrandir depuis sa création et que les initiatives locales sont de plus en plus nombreuses. Il est encouragent de noter que les entreprises, membres de pacte, interrogées estiment que encore plus en période de crise et de tourmente, il est  essentiel d’améliorer ces pratiques de responsabilités sociales et environnementales.

Et vous, votre entreprise fait-elle partie du pacte mondial ? Avez-vous noté depuis le début de la crise une prise de conscience plus importante des aspects environnementaux et sociétaux dans les pratiques de gestions ?

 

Label égalité homme femme: seulement 23 entreprises récompensées

copyright www.blogjump.euAvez-vous déjà entendu parler du label égalité homme femme ? Ce label, crée en 2004 et décerné par le Ministère du travail « concrétise une volonté politique forte, celle de valoriser l’égalité professionnelle au cœur des entreprises comme des Institutions ».  L’évaluation se fait sur plusieurs critères répartis en 3 champs : les actions menées dans l’entreprise en faveur de l’égalité professionnelle ; la gestion des ressources humaines et du management ; l’accompagnement de la parentalité dans le cadre professionnel.

23 entreprises ont obtenu le label le 15 avril dernier : Adoma, Alain Gavand Consultant, Agefos PME Champagne Ardennes, Compagnie générale d’affacturage, Crédit Mutuel de Normandie, Dell, Gaz de France, General Electric, Energy Products France, SNC, GIE PNB, Paribas Assurance, International Language organisation, Laine Delau, La Poste, l’Etape, Préfecture de Haute Loire, Quille, Randstad, Réunion des musées nationaux, Schneider Electric France, Schneider Electric Industries, Société Générale, Varoise de concentrés SA, Veolia Aquitaine Propreté, Ville de Rennes. Il est intéressant de noter que parmi les nouvellement labellisées, beaucoup d’entreprises appartiennent à des secteurs traditionnellement peu ouvert aux femmes comme le bâtiment ou l’informatique. Ont-elles fait le choix de promouvoir l’égalité hommes femmes parce que les pratiques de gestion ou la productivité sont améliorées ?

Au total 46 entreprises ont été labellisées en 5 ans, ce qui représente 800 000 salariés. Bravo à ces 46 entreprises, mais que font les milliers d’autres !

Parallèlement à cette annonce le monde a publié le 16 avril un article intitulé : « La city reste envers et contre tout un temple du sexisme ». Y’aurait-il une relation de cause à effet avec la débâcle financière ?

On ne refera pas l’histoire mais si les financiers de ces prestigieuses institutions avaient eu pour politique de valoriser l’égalité professionnelle, pensez-vous que les abus qui ont provoqué la crise auraient été évités ? 

Mon ami Jeff et les trois dimensions du développement durable

copyright mamybetty88J’ai diné hier soir avec mon ami Jeff. Nous avons parlé d’un sujet qui me tient à cœur, à savoir les métiers du développement durable. Jeff est un garçon cultivé, intelligent, qui s’intéresse à beaucoup de choses. Voilà pourquoi j’ai été très surprise de réaliser que pour lui dans la dimension de développement durable il n’y avait que la dimension écologique. Il a été très étonné d’apprendre que le concept regroupe également la dimension sociale et économique et encore plus étonné d’apprendre que ces deux dimensions pouvait également être appliqué en entreprise. Pour les entreprises on parle d’ailleurs de RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises).

Certes on parle beaucoup d’environnement depuis le film d’Al Gore (une vérité qui dérange). Plus récemment on parle beaucoup de croissance verte depuis qu’on cherche des moyens de sortir la crise. Pourquoi alors la couverture médiatique de l’aspect social et économique est-elle d’importance moindre ? Je suis convaincue qu’il y a urgence à prendre soin de notre planète. Mais les excès des marchés financiers, n’ont-ils rien à voir avec ça n’ont-il pas provoqué un chaos certain qui a conduit des femmes et des hommes voire même des Etats entiers à la faillite? N’y a-t-il pas urgence à former des financiers labellisés « développement durable » ?

L’agence Vigeo, fondée par Nicole Notat est le leader européen de la notation financière. Cette agence mesure les performances des entreprises en matière de développement durable et de responsabilité sociale. Les données sont fournies aux gestionnaires d’actifs. Vigeo retient 6 critères de notation : clients-fournisseurs, droits humains, environnement, engagement sociétal, gouvernement d’entreprise, ressources humaines. Sur ces 6 critères les entreprises peuvent activement avoir un impact positif …ou négatif. Et ces critères sont parfaitement importants. En effet une nature équilibrée avec des droits humains non respectés, vaut-elle la peine ?

J’espère avoir convaincu mon ami Jeff de l’utilité et l’importance des pilliers sociaux et économiques. J’espère qu’il va s’interroger sur la contribution de son entreprise sur ces aspects.

Les achats durables: IBM lance une nouvelle offre de service

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L’offre de service « achat durable » d’IBM a pour objectif de permettre aux entreprises d’articuler leur politique d’achat autour de six critères : environnement, ancrage territorial, hygiène et sécurité, finance et éthique, diversité, respect du code du travail et des pratiques.

Je pense que ce type d’offre est vraiment dans l’air du temps. Depuis longtemps déjà, les consommateurs exigent que les fournisseurs des grandes entreprises dont ils achètent les produits soient également socialement responsables. Rappelez-vous Nike. Et pourtant à l’époque peu de gens parlaient de développement durable et encore moins de RSE.

Aujourd’hui les consommateurs sont de plus en plus exigeants et informés. On peut imaginer également que les contraintes règlementaires vont se renforcer. La loi NRE en vigueur implique déjà une obligation pour les entreprises cotées de se justifier sur leur politique d’achat.

Beaucoup de grandes entreprises de l’agro-alimentaire et de la grande distribution semblent être très impliquées dans le process. Cependant je peux comprendre que pour les PME, le concept d’achat durable ne soit pas forcément vu comme une priorité. En temps de crise, avant tout il faut survivre ! Pourtant, une gestion des achats socialement responsable ne doit pas être uniquement vue comme une contrainte supplémentaire. Je suis persuadée qu’elle peut permettre une différenciation par rapport aux concurrents, donner accès à de nouveaux marchés, permettre de nouvelles sources de revenus, améliorer la productivité. Bref, améliorer la rentabilité et les pratiques de gestion de l’entreprise. En tout cas souhaitons que la nouvelle offre de service d’IBM contribue à améliorer la responsabilité sociale des fournisseurs dans le monde entier !

Et vous qu’en pensez-vous ? Avez-vous des expériences positives ou moins à partager sur l’achat durable ?

Travailleur indépendant dans le développement durable: un métier porteur?

copyright-linternaute.comJ’entends de plus en plus souvent parler d’amis cadres travaillant sous un statut de freelance, de portage salarial,ou d’intérim. Est-ce choisi ? Est-ce subi ?

Certes on peut se dire que les entreprises hésitent à recruter, qu’elles préfèrent ne pas s’engager sur le long terme. Je crois pourtant qu’il s’agit d’une tendance de fond qui ne vient pas uniquement des entreprises, mais aussi et surtout des individus eux-mêmes. En effet il est  loin le temps où on pensait faire toute sa carrière dans la même institution. Je connais même beaucoup de recruteurs et responsable RH qui conseillent de ne pas rester plus de 5 ans quelque part. Chaque individu pour des raisons différentes peut être motivé par le travail en mode projet ou mission. Un projet, une mission a le mérite d’avoir un début et une fin. Ce mode de fonctionnement permet de changer régulièrement d’environnement, d’être associé à des projets actifs.

Depuis longtemps cette pratique est très courante en informatique. En effet un grand nombre d’informaticien travaillent en tant qu’indépendant ou dans une SSII, ce qui leur permet de recommencer un nouveau projet immédiatement après qu’un soit terminé. Ainsi ça permet de gérer sa carrière de façon plus dynamique et décidée.

Un autre avantage à ne pas être employé en CDI, c’est d’avoir une plus grande flexibilité pour organiser sa vie personnelle. On peut décider de réaliser quelque chose qui nous  tient à cœur pendant quelques semaines ou quelques mois, par exemple voyager, faire une mission humanitaire, s’occuper de sa famille.

Je pense que le développement durable se prête au mode de fonctionnement en projet. Je pense également que les gens qui souhaitent travailler dans ce secteur sont en général des individus qui avant tout veulent donner du sens à leur travail et attachent donc énormément d’importance au choix de leur mission.

J’imagine que dans les années à venir le statut de freelance, intérim, auto-entrepreneur va se développer dans ce secteur. Et vous, qu’en pensez-vous ?

Le développement durable: un concept pas si récent

copyright-www.sunbird.fr

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Depuis quelques mois, j’entends parler de développement durable très souvent, même les grandes entreprises comme Total ou LVMH semblent s’y intéresser. Certes le développement durable est un sujet dans l’air du temps, qui intéresse. Mais je me suis sincèrement demandé si ce n’était pas également un effet de mode qui allait vite passé.

Je ne pense pas. Parce que finalement ce n’est pas si récent que ça.

En effet c’est en 1992 au Sommet de Rio que la définition du développement durable a été définie et accepté par l’ensemble de la communauté internationale. C’était la commission dirigée par le Dr Bruntland qui l’a établie.

Le développement durable ; c’est quoi exactement ? Il s’agit de la capacité des générations actuelles à répondre à leurs besoins, sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Le concept s’articule autour de trois piliers : l’économie, l’environnement et le social (J’expliquerai la différence dans une prochaine note).

Les entreprises se sont emparées du concept pour plein de raisons différentes ; par exemple pour améliorer leur image ou encore pour répondre à des contraintes légales, voire même parce qu’elles y croient vraiment . Cela se traduit par ce qu’on appelle « la Responsabilité Sociale des Entreprises » (RSE).

Aujourd’hui beaucoup de très grandes entreprises ont crées un poste de Directeur du Développement Durable. Très belle initiative ! Mais que fait-il ? A-t-il les moyens de mettre en place une politique ou est-il simplement un argument de communication ? Personnellement, je m’interroge car je n’ai pas encore vu d’exemple flagrant. Je serai intéressée d’en savoir plus sur cette question.

Et vous ? Y a t-il un Directeur Développement Durable dans votre entreprise ? Si oui quelle est son action concrètement ? J’attends vos commentaires avec impatience.

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