Greenwashing : Définition et tendance

copyright www.blog.zdnet.comD’après le dictionnaire de l’environnement le terme de greenwashing est « un terme anglophone qui peut être traduit par verdissement  d’image. (Ce terme) est utilisé par les groupes de pression environnementaux pour désigner les efforts de communication des entreprises sur leurs avancées en termes de développement durable, avancées qui ne s’accompagnent pas de véritables actions pour l’environnement. A la notion de Greenwashing est opposée celle de publicité éthique.».

Pourquoi est-ce si important de pointer du doigt les entreprises qui auraient recours à cette pratique ? Tout d’abord ces entreprises ont induit le consommateur en erreur. On peut presque parler de publicité mensongère. D’autre part ces pratiques peuvent faire perdre des parts de marchés aux entreprises œuvrant (pour de vrai !) dans le développement durable et limiter l’innovation écologique authentique dans les marchés.

Comment reconnaître le greenwashing ? Les ONG anglo-saxonnes ont coutume de retenir 6 critères (Vous retrouverez les détails à l’adresse suivante http://sinsofgreenwashing.org/) :

-       L’absence de preuve

-       Le mensonge

-       Le compromis caché

-       L’imprécision

-       La non pertinence

-       La fausse pertinence

Terra Choice, une agence de conseil en développement durable basée au Canada vient d’ajouter  un 7ème critère :

-       L’exhibition publique de faux labels.

Terra Choice vient également de publier une étude réalisée entre novembre 2008 et janvier 2009 au Canada, Etats-Unis, Angleterre et Australie concernant ces 7 péchés capitaux. Je vous conseille fortement de lire cette étude passionnante disponible (Canada oblige) en français et en anglais.  Trois résultats importants que je souhaite partager avec vous :

  1. Les produits particulièrement à risque de « greenwashing » : Les enfants, les cosmétiques et les produits de nettoyage.
  2. Le nombre de produits ayant des prétentions écologique a fortement augmenté.  Le nombre total de produits dits «verts» a augmenté en moyenne de 79% (la fourchette est de 40% à 176%) dans les magasinss visités en 2007 et en 2008. Une étude distincte de TerraChoice a conclu que le taux de publicité verte a presque triplé depuis 2006.
  3. …98% des produits dit « verts » ont commis un des 7 péchés au Canada et aux Etats Unis.

Certes l’étude ne fait pas mention de pourcentage pour l’Australie et le Royaume-Unis. On peut espérer que c’est parce que dans ces deux pays le pourcentage est « trop faible » pour en faire un produit intéressant.

Et vous, avez-vous l’impression que le greenwashing envahit la France également ? Etes-vous d’accord avec les critères proposés par les ONG anglo-saxonnes ?

Connaissez-vous le Pacte Mondial (Global Compact)?

copyright verdura.frLe pacte mondial (ou global compact en anglais) est une initiative émanant des Nations Unis lancée en 2000. Il s’agit d’un pacte par lequel des entreprises « s’engagent à aligner leurs opérations et leurs stratégies sur dix principes universellement acceptés touchant les droits de l’homme, les normes du travail, l’environnement et la lutte contre la corruption. Le Pacte mondial, principale initiative mondiale d’entreprises citoyennes – qui regroupe des milliers de participants répartis dans plus de 100 pays –, a pour objectif premier de promouvoir la légitimité sociale des entreprises et des marchés. Adhérer au Pacte Mondial c’est partager la conviction que des pratiques commerciales fondées sur un certain nombre de principes universellement reconnus contribueront à l’émergence d’un marché mondial plus stable, plus équitable et plus ouvert et de sociétés prospères et dynamiques. »

Les 10 principes sont les suivants :

Droits de l’homme

1. Les entreprises sont invitées à promouvoir et à respecter la protection du droit international relatif aux droits de l’Homme dans leur sphère d’influence ; et

 2. A veiller à ce que leurs propres compagnies ne se rendent pas complices de violations des droits de l’Homme.

 

 Droit du travail

3. Les entreprises sont invitées à respecter la liberté d’association et à reconnaître le droit de négociation collective ;

 4. L’élimination de toutes les formes de travail forcé ou obligatoire ;

 5. L’abolition effective du travail des enfants ; et

 6. L’élimination de la discrimination en matière d’emploi et de profession.

 

Environnement

7. Les entreprises sont invitées à appliquer l’approche de précaution face aux problèmes touchant l’environnement ;

8. A entreprendre des initiatives tendant à promouvoir une plus grande responsabilité en matière d’environnement ; et

9. A favoriser la mise au point et la diffusion de technologies respectueuses de l’environnement.

 

 Lutte contre la corruption

10. Les entreprises sont invitées à agir contre la corruption sous toutes ses formes, y compris l’extorsion de fonds et les pots-de-vin.

 

Aujourd’hui plus de 5000 entreprises de toutes tailles réparties sur 135 pays adhèrent au Pacte Mondial. Le rapport publié indique le réseau ne cesse de s’agrandir depuis sa création et que les initiatives locales sont de plus en plus nombreuses. Il est encouragent de noter que les entreprises, membres de pacte, interrogées estiment que encore plus en période de crise et de tourmente, il est  essentiel d’améliorer ces pratiques de responsabilités sociales et environnementales.

Et vous, votre entreprise fait-elle partie du pacte mondial ? Avez-vous noté depuis le début de la crise une prise de conscience plus importante des aspects environnementaux et sociétaux dans les pratiques de gestions ?

 

Mon ami Jeff et les trois dimensions du développement durable

copyright mamybetty88J’ai diné hier soir avec mon ami Jeff. Nous avons parlé d’un sujet qui me tient à cœur, à savoir les métiers du développement durable. Jeff est un garçon cultivé, intelligent, qui s’intéresse à beaucoup de choses. Voilà pourquoi j’ai été très surprise de réaliser que pour lui dans la dimension de développement durable il n’y avait que la dimension écologique. Il a été très étonné d’apprendre que le concept regroupe également la dimension sociale et économique et encore plus étonné d’apprendre que ces deux dimensions pouvait également être appliqué en entreprise. Pour les entreprises on parle d’ailleurs de RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises).

Certes on parle beaucoup d’environnement depuis le film d’Al Gore (une vérité qui dérange). Plus récemment on parle beaucoup de croissance verte depuis qu’on cherche des moyens de sortir la crise. Pourquoi alors la couverture médiatique de l’aspect social et économique est-elle d’importance moindre ? Je suis convaincue qu’il y a urgence à prendre soin de notre planète. Mais les excès des marchés financiers, n’ont-ils rien à voir avec ça n’ont-il pas provoqué un chaos certain qui a conduit des femmes et des hommes voire même des Etats entiers à la faillite? N’y a-t-il pas urgence à former des financiers labellisés « développement durable » ?

L’agence Vigeo, fondée par Nicole Notat est le leader européen de la notation financière. Cette agence mesure les performances des entreprises en matière de développement durable et de responsabilité sociale. Les données sont fournies aux gestionnaires d’actifs. Vigeo retient 6 critères de notation : clients-fournisseurs, droits humains, environnement, engagement sociétal, gouvernement d’entreprise, ressources humaines. Sur ces 6 critères les entreprises peuvent activement avoir un impact positif …ou négatif. Et ces critères sont parfaitement importants. En effet une nature équilibrée avec des droits humains non respectés, vaut-elle la peine ?

J’espère avoir convaincu mon ami Jeff de l’utilité et l’importance des pilliers sociaux et économiques. J’espère qu’il va s’interroger sur la contribution de son entreprise sur ces aspects.

Le développement durable: un concept pas si récent

copyright-www.sunbird.fr

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Depuis quelques mois, j’entends parler de développement durable très souvent, même les grandes entreprises comme Total ou LVMH semblent s’y intéresser. Certes le développement durable est un sujet dans l’air du temps, qui intéresse. Mais je me suis sincèrement demandé si ce n’était pas également un effet de mode qui allait vite passé.

Je ne pense pas. Parce que finalement ce n’est pas si récent que ça.

En effet c’est en 1992 au Sommet de Rio que la définition du développement durable a été définie et accepté par l’ensemble de la communauté internationale. C’était la commission dirigée par le Dr Bruntland qui l’a établie.

Le développement durable ; c’est quoi exactement ? Il s’agit de la capacité des générations actuelles à répondre à leurs besoins, sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Le concept s’articule autour de trois piliers : l’économie, l’environnement et le social (J’expliquerai la différence dans une prochaine note).

Les entreprises se sont emparées du concept pour plein de raisons différentes ; par exemple pour améliorer leur image ou encore pour répondre à des contraintes légales, voire même parce qu’elles y croient vraiment . Cela se traduit par ce qu’on appelle « la Responsabilité Sociale des Entreprises » (RSE).

Aujourd’hui beaucoup de très grandes entreprises ont crées un poste de Directeur du Développement Durable. Très belle initiative ! Mais que fait-il ? A-t-il les moyens de mettre en place une politique ou est-il simplement un argument de communication ? Personnellement, je m’interroge car je n’ai pas encore vu d’exemple flagrant. Je serai intéressée d’en savoir plus sur cette question.

Et vous ? Y a t-il un Directeur Développement Durable dans votre entreprise ? Si oui quelle est son action concrètement ? J’attends vos commentaires avec impatience.

Bienvenue sur mon blog consacré au développement durable et à ses métiers!

copyright-forum.doctissimo.fr

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Bienvenue sur mon blog consacré au développement durable et à ses métiers,

J’ai voulu créer ce blog pour en savoir plus sur les métiers du développement durable et aussi comprendre les applications et implications pour une entreprise.

Notamment, je veux en savoir plus sur ce qu’on appelle la Responsabilité Sociale des Entreprise (RSE). Est-ce vraiment utile ? Qu’est ce que ça change pour ce qu’on appelle les parties prenantes ? Que font donc les consultants RSE ou les Directeurs Développement Durable ? Quel est le moyen d’arriver à ces fonctions ?

Je vais utiliser ce blog à la fois comme réceptacle de ma réflexion sur ce sujet et également comme outil de communication avec la communauté d’experts ou de passionnés par cette problématique, qui, à l’époque que nous traversons, a une véritable raison d’être.

J’attends de vous que vous participiez à cette réflexion et que vous me donniez votre feedback et bien sur que vous poussiez votre coup de gueule si vous en ressentez le besoin !

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