copyright: www.intelhatch.comLe 19 juillet 2005 un Accord National Interprofessionnel (ANI) a été paraphé. Cet accord a été étendu par arrêté du ministre de l’Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement en date du 30 mai 2006, modifié par arrêté du 15 juin 2006. Ce texte donne du télétravail la définition suivante :

«Le télétravail est une forme d’organisation et/ou de réalisation du travail, utilisant les technologies de l’information dans le cadre d’un contrat de travail et dans laquelle un travail, qui aurait également pu être réalisé dans les locaux de l’employeur, est effectué hors de ces locaux de façon régulière.»

Concrètement il s’agit de permettre aux employés d’une entreprise de travailler de chez eux quelques journées dans le mois.

Cette solution présente de nombreux avantages :

-          Réduction de l’impact CO2. En effet l’employé restant à domicile, il n’a pas besoin d’emprunter les transports en commun ou sa voiture pour se rendre au bureau.

-          Attraction et fidélisation des « Talents ». Sun Microsytems, une des entreprises pionnières dans ce domaine affirme que ses télétravailleurs citent le programme « open work » comme la première raison pour laquelle il recommanderait leur employeur. De plus, cette facilité permet de recruter dans des zones plus éloignées de l’entreprise qu’habituellement; par exemple un cadre qui souhaite passer une partie de la semaine au vert.

-          Meilleure productivité. Difficile à chiffrer mais plusieurs chef d’entreprise estiment que le télétravail augmente l’efficacité des cadres, comme par exemple le fondateur de Mayetic, un éditeur de logiciel.

-          Limiter les coûts des bureaux grâce à ce qu’on appelle le « hot desking » ou « Hoteling ». Comme son nom ne l’indique pas vraiment, il s’agit de partager un bureau entre plusieurs employés. Le principe est d’optimiser le ratio « employé présent dans les locaux et nombre d’espace individuel de travail disponible ». Dell, IBM, Deloitte sont des adaptes. Manifestement ces entreprises peuvent parfois économiser jusqu’à 1/3 d’espace (et par conséquent faire baisse la facture des locaux).

-          Développement personnel et professionnel : Toujours très difficile à mesurer mais de nombreux experts estiment que l’autonomie et la capacité à prendre des initiatives s’améliorent. Ceci semble logique : si on n’a pas son supérieur hiérarchique physiquement à côté, on y réfléchit certainement à deux fois avant de poser une question.

-          Un aspect non négligeable est que  travailler de la maison occasionnellement peut soulager du moins partiellement ceux pour qui l’aspect logistique est encore plus important comme les mères de famille ou les travailleurs handicapés.

Bien sur si on veut adopter ce mode de fonctionnement, certains aspects doivent être pris en compte si on veut que ça fonctionne :

-          La confiance mutuelle, la responsabilisation du télé travailleur. Il ne faut pas en profiter pour faire la grasse matinée ou son ménage !

-          Des moments doivent être organisées pour qu’il y ait un vrai esprit d’équipe.

-          Une routine avec les collègues, les supérieurs hiérarchiques doit être organisé.

… Et surtout ne jamais rien ne remplacera les gossips/prise de décision/ discussion qui se font autour de la machine à café !

C’est pourquoi je pense qu’utiliser avec parcimonie et avec des règles bien établies le télé travail est une excellente chose.

Et vous avez-vous l’expérience du travail de la maison ? Pensez-vous que ce soit une bonne solution ? Y voyez-vous des inconvénients ?

Travailleur indépendant dans le développement durable: un métier porteur?

copyright-linternaute.comJ’entends de plus en plus souvent parler d’amis cadres travaillant sous un statut de freelance, de portage salarial,ou d’intérim. Est-ce choisi ? Est-ce subi ?

Certes on peut se dire que les entreprises hésitent à recruter, qu’elles préfèrent ne pas s’engager sur le long terme. Je crois pourtant qu’il s’agit d’une tendance de fond qui ne vient pas uniquement des entreprises, mais aussi et surtout des individus eux-mêmes. En effet il est  loin le temps où on pensait faire toute sa carrière dans la même institution. Je connais même beaucoup de recruteurs et responsable RH qui conseillent de ne pas rester plus de 5 ans quelque part. Chaque individu pour des raisons différentes peut être motivé par le travail en mode projet ou mission. Un projet, une mission a le mérite d’avoir un début et une fin. Ce mode de fonctionnement permet de changer régulièrement d’environnement, d’être associé à des projets actifs.

Depuis longtemps cette pratique est très courante en informatique. En effet un grand nombre d’informaticien travaillent en tant qu’indépendant ou dans une SSII, ce qui leur permet de recommencer un nouveau projet immédiatement après qu’un soit terminé. Ainsi ça permet de gérer sa carrière de façon plus dynamique et décidée.

Un autre avantage à ne pas être employé en CDI, c’est d’avoir une plus grande flexibilité pour organiser sa vie personnelle. On peut décider de réaliser quelque chose qui nous  tient à cœur pendant quelques semaines ou quelques mois, par exemple voyager, faire une mission humanitaire, s’occuper de sa famille.

Je pense que le développement durable se prête au mode de fonctionnement en projet. Je pense également que les gens qui souhaitent travailler dans ce secteur sont en général des individus qui avant tout veulent donner du sens à leur travail et attachent donc énormément d’importance au choix de leur mission.

J’imagine que dans les années à venir le statut de freelance, intérim, auto-entrepreneur va se développer dans ce secteur. Et vous, qu’en pensez-vous ?

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.