Je reviens juste du premier salon alliant luxe et développement durable, qui s’est tenu durant 3 jours au Palais de Tokyo à Paris. Un peu sceptique, j’étais tout de même intriguée quand j’ai entendu parler de l’événement dans l’excellent blog – business madame. N’est-il pas audacieux, voir impertinent d’allier luxe et développement durable ?
Barbara Coignet, fondatrice de la société 1.618 n’a pas seulement réussi un concept original, mais aussi et surtout un événement visionnaire. Barbara estime que plutôt que de réduire sa consommation, « il faut mettre en avant les produits qui relèvent le défi de l’éco-conception et participent à la réinvention des processus industriels afin de produire des solutions propres. »
Grâce à une mise en scène novatrice et contemporaine, on obtient un savant mélange entre une exposition artistique et culturelle et un salon commercial.
Certes, l’ambiance a quelque chose de luxueux, mais rien d’ostentatoire. Ce qui frappe avant tout c’est la volonté des entreprises présentes de réinventer le luxe. Il y a une recherche d’élitisme, de perfectionnisme mais en accord total avec les valeurs du développement durable. J’y ai découvert des sociétés avec des projets fous, luxueux mais surtout merveilleusement innovants pour l’environnement. Parce que je ne peux pas tous vous les présenter, j’en ai retenu deux en particulier. Solar Lab, un studio international de design dédié à l’utilisation de la mise en valeur de l’énergie solaire a permis entre autre la construction du plus grand bateau fonctionnant à l’énergie solaire. Celui-ci est basé à Hambourg et peut transporter jusqu’à 120 passagers. JEL, Jewellery Ethical Luxury est une marque de luxe éthique qui conçoit non seulement ses bijoux en or bio, mais qui s’attache particulièrement à ce que de son extraction à sa distribution, la chaîne humaine que constitue la production de ses bijoux soit établie dans un souci d’équité perpétuelle. JEL ne s’attache donc pas seulement à l’environnement mais aussi et surtout à l’aspect social et politique de l’extraction de l’or, ce qui est une petite révolution dans le milieu.
Et vous pensez-vous que le luxe peut être réinventé ? Pensez-vous que la R&D en développement durable des sociétés dans le domaine du luxe pourra être utile pour les produits de grande consommation de demain ?
J’entends de plus en plus souvent parler d’amis cadres travaillant sous un statut de freelance, de 
